Illustration de Josie-Anne Lemieux

Illustration de Josie-Anne Lemieux

 

 

Qui dit Soleil, dit terrasse.  Qui dit terrasse, dit faune féminine, mais aussi vitamine D et vitamine Q.  La saison chaude :la continuité des longs mois d’hiver qui favorise les rapprochements. Merci Grands Froids !!

Je savoure une pinte de cidre bien frais sur une terrasse de bar de quartier, mais la violence des rayons du Soleil et l’absence de parasol me dictent une évidence : si je ne prend pas soins de me mettre à l’ombre, il est clair que tout c’que j’me taperai, ce sera une sérieuse insolation.

Bien installé au bar, je termine mon verre avant d’y aller d’une gaspacho.  C’est à la fin du plat, et au moment de décider si je régle le tout ou prend un dernier verre, qu’elle surgît avec ses amies.  Nos regards se croisent :aucune réaction de sa part.  Je doute même un instant que ce soit elle.  Sans me faire insistant, je lance des coups d’oeil furtifs en sa direction. Nos regards se croisent à nouveau et toujours rien.  Décidément…

Je choisi de tourner le dos et de continuer ma discussion, avec les quelques habitués de l’endroit. Après tout, la nature de nos rapports n’a été que professionnels :je n’étais pas son seul client et ses services n’étaient pas exclusifs. Mais pourquoi se protégeait-elle autant, alors qu’au fond, le plus vulnérable, c’était moi ? Je fini par l’oublier complètement. Le temps passe. L’endroit devient plus tranquille et pour le peu que nous sommes, le staff et les clients discutent tous ensemble de sujets divers et les opinions fusent dans tout les sens.

-Tout le monde devraient voir un psy. J’veux dire, c’est beau s’confier à ses meilleurs chums, des fois une aide extérieure c’est pas mal plus pertinent. T’en vois un toi ?

-Une. J’en voyais une, oui.

-Au privé ou…

-Au public. Pas mal tout mon âge adulte en fait, j’ai vu un ou une psy. Si tu m’sers un autre cidre, j’vais t’en dire un peu plus.

Catherine s’active à la pompe au même moment ou le groupe de femme de la terrasse se présente pour payer. Elle est du nombre et pour la première fois m’adresse un regard. Avec le sourire en coin et l’oeil pétillant à part de ça. Toutes payent ou vont à la toilette avant de quitter.

Elles se font la bise et toutes les convenances. Elle vient me rejoindre quand toutes ses amies ont quittés. Elle fait signe à Catherine.

-J’vais prendre un dernier whisky finalement…

-J’vous sers la même chose alors ?

Elle hoche la tête avec son sourire craquant. J’peux pas m’empêcher.

-C’est toi ce doux parfum-là? J’avais jamais remarqué avant…

-Un peu normal. Le parfum, c’est pas éthique. J’avais pas l’choix de garder mes distances. Mais maintenant…

-Tu…

-Ça te manque pas nos consultations? Si tu terminais ton verre, on pourrait aller poursuivre à mon bureau à la maison…

Mon ancienne psychologue que je croise par hasard, à qui j’ai tout déballé mes péripéties sexuelles des dernières années m’invite pour une ultime consultation. Y a rien que j’lui avait pas dit : de mon penchant pour les jolies pieds, à mon amour pour les cunilingus sans fin, pour le respect que je porte aux femmes adorant être soumise, que je suis accroc aux picotement dans les mains durant la fessée, etc. Too much information !!

Elle paye tout, même les pintes consomées avant son arrivée! Catherine me regarde d’un regard amusé. On est pas sorti de l’établissement qu’on est déjà le cul assis dans le fond d’un taxi et elle donne une intersection en guise de point de chute.

-On va marcher un peu avant de rentrer, histoire de se dégourdir…

-C’est une formidable idée. J’vais pouvoir poser un regard neuf sur toi.

-Oh oui. Tu peux tout oublier de nos précédentes rencontres.

Elle tend un billet au chauffeur, lui signifiant du coup de garder le change et se propulse hors du taxi. Le temps que je sorte, elle a déjà plusieurs longueurs d’avance sur moi.

J’m’arrête un instant pour apprécier sa jolie silhouette découpé par la pleine lune qui se lève simultanément à l’horizon. Elle se retourne, m’offre un charmant sourire et enlève ses escarpins. Je découvre de charmants petits pieds de soie, dont chacun des ongles est soigneusement vernis.

Il me semble qu’elle survol le trottoir. En moins de deux, la voilà qui plonge dans la ruelle, la blouse entièrement ouverte. Je comprend rapidement que nous sommes à proximité de son appartement, lorsqu’elle emprunte un escalier derrière un triplex. Je ne presse pas le pas, lui laissant plutôt l’initiative et admirant sa démarche désinvolte. Une fois devant sa porte, elle laisse glisser sa jupe et n’est plus qu’en sous-vêtement sur son balcon. Ça semble impossible à croire, mais les alentours son désert.

« C’est pas innocent qu’on passe par la porte d’en arrière, tu sais ? », me lance-t-elle. « Be my backdoor man and my guest, pretty face », et elle disparaît. Je ramasse ses vêtements et referme la porte derrière moi.

L’appartement est noyé d’un éclairage rouge. « J’voudrais te montrer quelque chose. Approches », qu’elle me lance, de sa voix douce. Elle est à plat ventre sur la méridienne de son sofa, une main appuyé lui permettant de se retourner et m’adresser son regard de chatte insatiable. De son autre main, elle tire la fesse pour me montrer dans le détail, le charmant bijoux qu’elle a d’enfoncé dans son cul.

-T’aimes les rosbuds et les zircons rouges j’espère?

-Honnêtement, c’est la première fois que j’en vois un en vrai.

-Si tu savais le plaisir que ça procure. Plus jamais je ne m’en passerai.

-C’est divin te voir avec un gemme au cul comme ça.

-Tu devrais te mettre à l’aise pis me manger un peu. J’vais bientôt avoir besoin de te sentir bien gonflé en moi.

Elle se caresse tout doucement, en portant sa main à sa bouche avant d’y retourner avec plus d’insistance. Mon sexe est déjà bien dur. Je n’ai pas souvenir de la dernière fois qu’il aurait pu percer un coffre-fort, comme en ce moment. Agenouillé derrière elle, je dévore tout sur mon passage. Sans se crisper, elle s’abandonne complètement à mes caresses buccales. Je savoure son nectar et les arômes fruités du lubrifiant qu’elle a utilisé pour enfiler son singulier bijoux. Je retire tout doucement la pièce d’acier chirurgical et caresse avec ma langue le charmant anneau rose, fragile et dilaté.

-Ton cul est divin…

-Qu’est-ce que t’attends pour l’essayer ?

-Comme ça ?!

-Y peut rien arriver. Je sais que tu m’as jamais menti durant nos séances. T’es testé, tu te protèges tout l’temps : fourres-moi comme ça. Tiens : le lubrifiant.

J’me suis rapidement exécuté et j’ai épousé la forme de son derrière. En aucun temps j’ai senti de résistance. J’me suis plutôt senti aspiré même. Jamais j’ai planté ma verge dans un cul si bien dressé. Tout d’abord doucement, puis je l’ai senti poussé pour m’inciter à intensifier le rythme et la force de mes élans. Ses plaintes et ses cris sont devenues la plus belle mélodie qui pouvais pas accompagner le rythme percussif de nos cuisses qui se frappaient. Ça me donne envie de l’accompagner et je me fait aussi entendre à partir de ce moment. J’suis littéralement en train de prendre en flamme dans son derrière, tellement la chaleur radiante de l’intérieur de son corps me brûle la queue.

-Ohhh j’aime tellement ça : tu va me rendre folle! Viens pas. Pas tout d’suite.

-J’ai pas envie de venir. J’ai jamais connu de cul aussi bon, aussi confo que le tiens. J’ai pas envie que ça arrête !!

Je débandais pas. Je remettais du lubrifiant au cinq minutes. Elle se retenait elle aussi. Toute notre attention est porté sur l’ivresse que procurent les sensations.

« Remplies-moi bien, j’veux être pleine de toi», qu’elle a dit avant de s’échapper et de commencer à venir. Le plancher s’innonde via ses cuisses qui se sont momentanément transformés en rigoles. Les spasmes de ses sphincters me font perdrent là tête et j’ai l’impression de venir deux fois de suite, tellement j’explose. « Ohhh c’est bouillant ! C’est bon », puis elle se presse sur moi pour ne pas me laissez m’échapper. Elle s’agrippe à mes hanches avec ses mains, la tête jeté par en bas.

Nos corps sont couvert de sueur, debout, immobile. Tout sourire, nous réalisons que la soirée ne faisait que débuter.

-Prud’homme

Prud'homme

1 Comment

  1. Agar.io hack tool
    November 3, 2015

    I couldn’t resist commenting. Exceptionally well written!

    Reply

Leave a Reply