Illustration de Farah Allegue

Illustration de Farah Allegue

J’ai dû prendre une bonne heure et demie pour me préparer avant son arrivée. On avait établi ensemble l’heure de la rencontre suite à un texto lancé dans les airs dans la journée :

j’ai envie de toi là maintenant.

J’avais dans les plans de l’accueillir en soignant tout ce qu’il verrait, tout ce qu’il toucherait, tout ce qu’il sentirait.

Chacun de mes mouvements étaient lents alors que je choisissais la tenue parfaite, que je maquillais mes yeux, que je remontais mes cheveux. Dans un atmosphère de rituel sacré, mon corps qui se préparait flottait quasiment.

Avec la plus grande précaution, j’ai enfilé les bas noirs que j’ai glissés jusqu’en haut de mes cuisses. J’ai accroché une à une les 4 bretelles des portes-jarretelles autour de mes jambes, laissant mon cul bien accessible. J’ai choisi de ne pas mettre de culottes pour ne pas avoir à enlever tout l’attirail au moment de m’assoir sur son visage ou de me faire prendre fermement. À travers ces gestes délicats, j’accrochais parfois mon sexe impatient qui lui-même était d’une douceur attirante, me contrôlant pour ne pas me toucher tout de suite.

Pour couvrir le haut, j’ai sorti un corset noir et bleu marine, lacé dans le dos, dentelle subtile, qui remonte la poitrine. Je lui connais une passion pour ce genre de vêtements, car il se délecte de dévoiler tranquillement ce qu’il y a en-dessous, avec la finesse d’un avaricieux déjà riche qui connait la valeur des choses.

J’ai décoré mon cou d’un collier qui reprend le motif de dentelle et j’ai chaussé mes pieds de talons hauts que je n’enlèverais pas.

J’ai remonté mes cheveux pour dégager cette nuque qu’il me dit apprécier, j’ai noirci abondamment mes yeux pour que des larmes visibles coulent sur mes joues quand j’aurai son sexe loin dans ma gorge et que j’alternerai entre le regarder fixement et les fermer gentiment.

Pour finaliser le tout, j’ai coloré mes lèvres d’un rouge passion.

J’étais fin prête.

Il me voyait comme Sa Reine, Sa Pute; j’avais décidé de lui offrir les deux en même temps.

Cette ambiance de préparatifs au sexe provoquait en moi une ascension accrue de l’excitation. J’en avais déjà le souffle court. Et le sexe qui en coulait déjà par terre.

À son arrivée, je l’attendais dans le silence.

J’avais mis un par-dessus semi-transparent, question de ne pas tout donner tout de suite. Je l’ai laissé venir à moi. Il s’est approché et a commencé à m’effleurer de ses lèvres pour me renifler. Il passait délicatement ses doigts dans mon cou, et plus bas sur ma poitrine. Je le sentais réagir au fur et à mesure qu’il découvrait ce qu’il se passait en-dessous. Il levait le par-dessus pour découvrir mon corps section par section; il savait profiter de ces moments. Il m’embrassait avec fougue, mais dans une délicatesse toujours appliquée.

Il passait sa main sur mon cul de plus en plus intensément. Il m’invita à me lever et alla s’assoir sur une chaise. En marchant vers lui, j’ai déboutonné le par-dessus pour m’en libérer. Nos souffles s’intensifiaient et se raccourcissaient.

Arrivant devant de lui, je me suis agenouillée, caressant son corps et son sexe comme on se pourlèche devant un bon plat. Avec mes deux mains, j’ai tiré sa queue vers moi et dans un ralenti, j’ai enfoncé son sexe dans ma gorge, regardant fixement sa réaction. Son regard semblait se noyer dans une ivresse propre au désir et à la satisfaction. J’ai joué avec son membre dur comme le fer pendant quelques minutes, avant de l’inviter à toucher le mien. Je voulais lui montrer l’effet qu’il me faisait.

Ça lui a donné envie de plonger dedans.

Rendue à genoux sur le sofa le cul sorti, le sexe sorti, il écartait mes fesses pour mieux en profiter. Il léchait tout autour sans jamais y aller. Il me torturait et il le savait. Il a joué avec moi assez longtemps pour que je vienne presque alors qu’il ne me touchait pas encore. Il m’a demandé de le supplier de me manger le cul, ce que j’attendais impatiemment qu’il fasse. J’ai dû le supplier encore quelques fois avant qu’il ne se lance. Je voyais dans un miroir à côté de nous son visage qui disparaissait et ses mains qui agrippaient mes fesses. J’aimais le voir être en contrôle et s’empiffrer de moi.

Tel que planifié, j’ai pu garder toute ma dentelle alors que je m’assoyais sur son visage. Ses coups de langues prenaient du rythme alors que je dansais sur lui. Ses yeux me fixaient et son ivresse semblait encore plus intense.

Soudainement ses coups de langues ont ralentis et son regard s’est perdu. Il ne réagissait plus à rien. Il ne répondait plus à son nom, ni aux mots sexys échangés. Ses yeux étaient devenus vides. Il n’était décidément plus dans la même pièce que son corps. Il semblait flotter, en transe. Quoi que bien étrange, son état m’excitait d’avantage, mon sexe était devenu extrêmement sensible.

Il cligna alors des yeux et sembla revenir à la réalité, reprenant son oeuvre là où il l’avait laissée.

Sa Reine avait réussi à lui jeter un sort.

Il finit par enfin me prendre brusquement, sentant tout le long de mon intérieur sa queue qui glissait. Elle frappait fort, mais toujours dans un rythme précis, jamais décalé. Il détacha avec minutie mon corset pour agripper ma poitrine. Il s’en servait pour me tenir et bien m’enfoncer sa queue, comme s’il avait peur que je me sauve. Sa queue parfaite m’a amenée loin dans les sensations, lui, touchant de ses mains en alternance toutes les parties érogènes autour de sa queue bien plantée. Il finit par me faire jouir si bien que mon corps en tremblait comme s’il était un tremblement de terre lui-même.

Ce fut finalement à son tour de se servir; il m’a rempli le sexe dans un dernier élan envahissant, avant de s’écrouler comme un cheval mort.

Sa Pute, elle, venait d’être grassement payée.

-Georgina Sexy Q

Georgina Sexy Q

 

1 Comment

  1. Elsa
    February 25, 2015

    Absolument génial.
    Je suis fan.
    Ça me fait vraiment plaisir de lire des textes pareils!

    Elsa, 21 ans, Parisienne.
    J’espère avoir l’occasion de vous soumettre mes textes.

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