Illustration de Mathieu Potvin

Illustration de Mathieu Potvin

 

 

Si j’avais un bat, je crois qu’un monde s’ouvrirait à moi, si j’avais, MON bat, je crois que…Bon, bon, voilà qu’elle recommence. Fascination récurrente que je confesse ici, sans vergogne, que celle d’envier les gadjos et le bat que j’aurais, si garçon, j’étais. Tout ça ne vire pas à l’obsessionnel, “dieu merci”,  jamais, mais crisse que si j’avais un bat…

Okaayyy là, j’en ai pas ! Capito Bambina ?

Je sais. Sa race.

Mais si j’avais un bat, j’aurais TA race.

Maudit.

À divagation permise, je m’offre le fantasme de me projeter dans cette excroissance de chair que je ne ferai jamais glisser entre mes mains quand sanglante, elle serait.

Si j’avais un bat, crois moi que j’aurais souvent la main dessus et que je ne me poserais pas trop de questions. Je voudrais l’enfoncer dans quelques filles un peu funny au caractère détrempé, divertissantes du cœur au ventre. Je voudrais que leur anatomie me fasse sentir les contours de mon bat, par à-coups, à en devenir léger.

Si j’avais un bat je me regarderais venir, pis j’viendrais trop souvent. Avec mon bat, c’est que je me trouverais hot. Je serais un dude un peu barbu, j’aurais la virilité fragile. Ça s’rait presque cute. Avantage des garçons.

Je ne répondrais pas aux appels de ces filles que j’aurais empalé juste une fois et encore moins à leurs textos.

En somme, si j’avais un bat, je serais un peu con et ça me ferait beaucoup de bien !

Je pourrais enfin être une personne sans trop d’architecture, juste un gars qui marche dans la ville ou traverse les plaines et qui s’branle, again and again… Mon bat et moi, on ferait de la route, abandonnant ici et là quelques enfants légitimement illégitimes. Tout ça dans l’ignorance la plus salvatrice.  On serait bien là, “décontracté du gland”.

Si j’avais un bat, je regarderais, avec le plus grand intérêt, la peau de mon pen, rouler quand je le branlerais et j’en ferais parfois des vidéos aguichantes que j’enverrais à des filles pas trop connes pour tester leur propension au fun et condamner la pudibonderie de certaines. Écrémage.

Sti, que j’aurais le fun facile si j’avais un bat.

J’pourrais même pas être une pute.

Des fois, j’me ferais sucer par une fille que j’aime. J’introduirais mon bat bandé entre ses lèvres chaudes et glissantes, m’y abandonnant quelques instants, le temps d’une jouissance sereine. Je me me retirerais de cette bouche pleine d’amour assez vite, histoire de sauver les apparences.  De ce bonheur fugace, je pourrais sentir mon coeur pulser dans mon bat.

D’autre fois,  je demanderais à des filles dont je me crisserais presque, de prendre mon pouls à genoux la tête entre mes jambes.

J’me sentirais plus forte dotée de ce bat. Je me branlerais encore et encore.

Je me servirais de mon bat pour noyer tout. Ça me rendrait horny tout le temps, ainsi je ne me soucierais pas du reste. Je rentrerais mon bat dans le corps des ces filles et je le regarderais tellement entrer et sortir à répétition et je leur viendrais dedans; où sur les seins, leur ventre, leurs draps, partout je ne sais pas, mais câlisse que ça me ferait bien feeler. Ça me rendrait imbécilement heureux parce que j’aurais un fucking beau bat que j’astiquerais souvent.

Moi et mon bat, on ne se justifierait pas souvent. C’est clair, qu’on aurait un grand sens du détâchement.

Avoir un bat, MON bat, ça serait, comme avoir une cape pour un kid, ou encore, un violon pour un musicien prodige viennois qui n’aurait connu que la privation romantique, toute sa vie.  Tu me suis ? Tu piges ? Tu vois, pourquoi je rêve ?

Me trompé-je ?!?

Cela dit, des fois, quand j’en aurais décidé ainsi, je serais tendre avec mon bat de gars et comme ça serait inattendu, je marquerais des points et verrais dans les yeux de la fille, le get-apens…Comme si sporadiquement, mon bat aurait un coeur lui aussi, mais pas trop longtemps, histoire de jouir du volatile et foutre une gifle aux mascarades, au passage. Je ferais semblant d’être intouchable et j’baiserais seulement celles qui ont le sens du vivre et laisser vivre et je les baiserais bien. Là, je serais génereux. Je leur dirais des trucs beaux et dégueulasses à la fois pour les faire fondre et les voir flancher de désir et je fondrais à mon tour dans leur bouche. Je spermerais à droite et à gauche, je me sentirais  vivant, ça m’éviterait de penser trop. Une anesthésie. J’éjaculerais dans le plus de lieux et de corps possible pour me sentir encore meilleur et le cercle serait faussement vertueux. C’est que,  je viendrais sur un creux de rein, une hanche, un visage, un ventre, dans des cheveux et je serais chaque fois de plus en plus léger. Comme un garçon repus.

Pasque tsé avec ce bat que j’aurais , je serais un mec et ça me rendrait beau, parce que  je ferais un ben plus beau gars, que la fille que je fais. Si, si, si….  Mais avec tous ces fucking si… STOP, t’en as pas de bat, t’en auras jamais alors arrête de faire ta plotte.

À la place, je me rentrerai juste TON bat entre les jambes, pis j’men branlerai.

 

-Sherifa Tarasse

Sheriffa Tarasse

2 Comments

  1. johann
    October 6, 2015

    j’ai toujours un fichu plaisir a lire vos textes… presque a haute voix.

    Continuez!!!

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  2. Batati-Batata
    April 19, 2016

    Je comprends tellement cette envie profonde… si profonde qu’il nous vaut mieux parfois arrêter d’y penser si on veux éviter une réel frustration… j’ai toujours rêvée aussi d’avoir ce bat, ce beau bat que je voudrais faire pénétrer dans tous les trous possible… j’en fais souvent des rêves cochons, et j’aimerais parfois ne pas m’en réveiller! à cheval sur les cuisses d’un mâle, sa queue entre tes jambes, devant ton minable membre intérieur, tu peux presque t’imaginer que c’est le tiens, ce bat, et le masturber, mais ça ne vaut probablement rien de la sensation réel de ce puissant membre extérieur à la peau glissante.

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