Illustration de Marie-Anne Dubé

Illustration de Marie-Anne Dubé

 

Je lui ai dit de ne pas essayer, que je resterais de marbre devant toute tentative. Je lui ai dit et pourtant mon corps tout au contraire déjà étendu sur le canapé, mes jambes légèrement écartées tendant le tissu de ma robe sous laquelle rien du tout.

Indocile, il fait déjà courir sa langue sur mes cuisses pour redescendre le long de mes mollets, puis remonte pour s’attarder autour de mes genoux. Je suis légèrement irritée parce qu’il sait très bien que je dois impérativement rédiger vingt pages de réponses bien serrées à développement pour l’examen maison. Le pouvoir des genoux. Je peux déjà voir une forme se dessiner sous son pantalon. Je me replace pour lui faire dos :  j’ai de la difficulté à me concentrer car sa langue zigzague sur la plante de mes pieds et il se met à sucer mes orteils avec insistance. J’échappe un petit cri et je ramène mes jambes vers moi pour les croiser l’une sur l’autre. Malgré moi je sens bien mon clitoris qui gonfle et se durcit. Sa langue continue son chemin erratique et rejoint l’une de mes fesses. Il mord.

Je me contracte, double-cliquant pour zoomer dans le traitement texte afin de suivre le fil de la fonction correction. Je saute d’un mot à l’autre avec un intérêt feint alors que sa main se faufile entre mes grandes lèvres pour venir les caresser et que ses doigts étalent lentement de la salive entre mes fesses. Je détourne le regard de mon ordinateur et je le vois, lui, prostré devant le canapé, le visage dans mon sexe, lui qui suce ma bille et la fait rebondir par petits coups avec la pointe de sa langue. Alors il s’écarte, embrasse l’intérieur de mes cuisses, les mord, tout en continuant de me caresser avec son pouce tout mouillé.

Je peux parfaitement imaginer son gland déjà gonflé d’excitation, le tissu de son boxer tout mouillé à l’endroit même où il est pressé. J’ai malheureusement de la difficulté à contenir mes gémissements, ce qui l’encourage car il s’y remet de plus belle et me pénètre avec sa langue bien droite.

Je n’en peux plus, mais il ne me reste qu’une question à développer, alors je reprends mon ordinateur, c’en est trop! Je feins de ne plus en avoir envie, je retiens mon souffle. Je sais bien pourtant que mon petit pois, solide comme de la roche, me trahit. Il réussit toujours à avoir raison avec le sexe, mais cette fois ci, il ne me reste que trente minutes et je n’ai vraiment pas envie de céder.

Lui, il ne voit pas la chose de la même façon, sa langue tourne en spirale, il me dévore les fesses en les écartant pour pouvoir venir cracher un long filet de bave tout autour de mon anus. Alors qu’il revient dans une enfilade de petits baisers humides, son index glisse tout le long du chemin et vient exercer de petites pressions tout autour du disque délicieux, puis s’y enfonce finalement en levant vers moi un regard narquois comme pour vérifier qu’il a bien gagné la bataille.

J’halète considérablement, je tape les mots si fort que je pourrais briser mon clavier. Deux doigts en avant et un derrière, il continue de me lécher. J’oublie tout, les yeux fermés, le bras appuyé contre la deuxième rangée de lettres de mon qwerty depuis quelques secondes déjà. L’écran défile en se remplissant de consonnes.

Je veux son sexe bien dur entre mes mains, je veux son gland tout mouillé dans ma bouche, je veux qu’il éjacule sur mon sexe et m’étale son sperme partout, sur les petites et les grandes lèvres, sur les cuisses et la croupe. Je veux que son foutre me remplisse par tous les orifices et ressorte en dégoulinant de moi.

L’ordinateur tombe par terre. Alors que je sens son gland se réchauffer et gonfler avant la décharge finale, je jouis, je me liquéfie, je crie. Juste avant lui. Il ne me reste que quelques minutes pour terminer le paragraphe sur ce foutu article de code pénal et j’ai le vagin en compote.

-Une femme respectable

Une Femme Respectable

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