Illustration de Karina Dupuis

Illustration de Karina Dupuis

Je sais pas comment je m’étais retrouvée là mais jétais. La fille était belle. Elle avait pas un corps quon considère parfait (maudites conventions anyway!) mais elle avait une vibe sensuelle et quant à moi, cest tout ce qui compte. Elle avait des courbes, ouais, un petit ventre et des seins moyens. Mais vous auriez dû la voir onduler, me regarder, se mordre la lèvre, passer sa main dans ses cheveux. Tout son sex-appeal était là, là-dedans. Son sex-appeal, c’était pas son apparence mais c’était ce quelle faisait avec son corps. Et juste pour ça, javais de ladmiration pour elle. En fait, cest la première chose que jai ressenti pour elle : une forme dadmiration! Parce que jme disais bien quelle navait pas lapparence pour être si confiante et si séduisante (ben oui, les conventions). Pourtant, je la trouvais belle! Et je sais que tous les gars la trouvaient belle aussi! Anyway, je lai toujours dit : cest toujours et juste une affaire de vibe au final. Elle était bien dans son corps, elle navait aucun complexe, elle se trouvait belle et… elle aimait plaire et… elle aimait le sexe. Ce qui donnait un mélange explosif. 

Bref

C’était moi qui étais dans ses bras ce jour-là pis je trouvais pas ça plate du tout. Jaimais ça la toucher. Elle avait la peau assez douce pour me faire virer folle. Douce comme un chat au poil long que son maître brosse compulsivement tous les jours. Douce comme de la farine, douce comme lintérieur dun coton ouaté avant que tu le laves pour la première fois, douce comme du lait chaud. Douce! Pis lembrasser était une des expériences les plus chaudes de ma vie. Ses lèvres pulpeuses qui noffraient jamais aucune résistance me donnaient envie de ne jamais arrêter, de revenir lembrasser à chaque instant. Ce jour-là, j’étais comme obsédée par sa bouche, jaurais voulu lavaler. Et quand elle souriait, c’était pire. Mes doigts se promenaient sous son chandail et j’étais tellement impressionnée par sa douceur que je savais plus si javais envie de leffleurer ou de la serrer ou de la grafigner. Mes doigts tout mêlés dans leurs intentions faisaient donc tout ça en même temps. Un moment donné, jai eu un instant de lucidité à travers cette demi-heure, cette heure complète, ces trois heures-là, je sais plus! Et je me suis rendue compte quon était passées de la cuisine, au salon, à son lit. Et que moi, pendant tout ce temps, j’étais constamment lover contre son corps, contre ses lèvres, contre ses cheveux. Elle, elle riait de me voir comme ça. Moi, j’étais surtout surprise. Javais fait du sexe avec des filles mais toujours dans le contexte de trip à plusieurs où yavait des gars, mes chums du moment en loccurrence. Et là, je me retrouvais seule avec une fille que je désirais incroyablement pis je comprenais pas ce qui marrivait mais jaimais ça, j’étais bien et je ne partirais pas de chez elle sans quon se soit retrouvées nues toutes les deux sous ses draps-santé.

Elle, elle nen était décidément pas à sa première expérience de deux-filles-sans-gars. Elle ma prise en main, elle riait de mes maladresses. C’était super cute, fluide, naturel. Jai cru que ça avait duré toujours, non, jaurais voulu que ça dure toujours. 

J’étais surprise de triper autant lorsquelle ma sucé puis mordillé le bout des seins. Jai aimé sa façon de les prendre dans ses mains, de les serrer puis de les observer. Cette assurance et cette façon dassumer sa fascination pour mes seins, c’était trop charmant. On a passé notre temps à sourire. Cest le fun baiser en souriant, je loublie trop souvent. On se fouillait de partout, on arrêtait plus de gigoter puis on sarrêtait dans une position pendant longtemps, très longtemps. 

Puis elle a décidé quon s’était assez caressées de partout et, sans que je ne men rende compte, elle avait entrepris de me doigter. C’était magique. Mais quest-ce quelle était agile! Elle me surprenait, elle me faisait ressentir plein de trucs insensés! Elle me regardait réagir en souriant. Chaque mouvement de mon corps, chaque ondulation, elle le notait et elle savait répéter la même manoeuvre pour que jondule encore plus. Elle avait une intelligence sexuelle impressionnante. Et moi, je me prêtais au jeu. Je ne cachais aucune de mes surprises, de mes envies quelle continue, tout me paraissait dans le visage, dans les yeux, dans la voix. Et je fondais chaque fois quelle souriait de mentendre gémir de plaisir. Elle ma fait jouir, fort, sans me quitter des yeux. Ses lèvres désirables, ses fucking lèvres ne cessaient de sourire. Elle me regardait avec ce regard profond, diabolique, sensuel et désirant à la fois. Cette fille aimait décidément beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup donner du plaisir. 

Quand je suis revenue à moi, après un court moment de béatitude, je me suis rendue compte que c’était encore laprès-midi. Que nous étions en train de faire lamour dans le soleil printanier pendant que tout fondait dehors. La lumière maveuglait soudainement et jaimais ça. La chaleur réconfortante du soleil mêléà celle de son corps me brûlaient. C’était son tour et elle avait hâte que je reprenne mes esprits.

Cest LÀ que… Cest à ce moment que… que… Je ne lavais pas prévu celle-là… 

Cette fille avait… caché quelque part dans un des tiroirs de sa commode un… oui un… un strap-on, mes amis! Elle ma sorti ça du tiroir en riant. Comme si elle me faisait une blague. Sur le coup, jai même pas compris ce que c’était puisque c’était un strap-on « moderne ». Sans sangle. Un strapless strap-on. Il y a le dildo et il y a un autre genre de dildo, de lautre côté, que la fille « sur le dessus » (ho mon dieu, jarrive pas à croire que ça marrive) sinsère dans la chatte et… ça tient en place! Ben oui! 

Bref, je suis post-orgasmique, baignant paisiblement dans la lumière chaude du printemps et cette fille que je désire ardemment me pointe cette drôle de bête en riant. Jai les yeux gros de même. Je suis sans voix. Elle se pose devant moi, me fait des petits yeux de biquette qui sait ce quelle veut et elle me dit que ce nest vraiment pas aussi pire que ça en a lair, même que je risque de vouloir recommencer… souvent. 

Et moi je me dis, ben pourquoi pas! Toujours prête pour essayer des nouvelles choses, non? Sans réfléchir, jinsère le dildo dans ma chatte encore toute chaude et mouillée alors quelle s’étend devant moi en souriant, toujours. Elle me tend le lubrifiant et je rie den enduire sur « mon » engin. Je sentais vraiment que javais ce sexe. Quil mappartenait. C’était bizarre et réjouissant à la fois. On était crampée! Et puis… Man! Il y a quelque chose de satisfaisant dans laction de baiser une fille!! Cest carrément bandant, haha! Mes hanches allaient et venaient. Je la sentais qui aimait ça, elle en redemandait. Elle prenait mes fesses et mimplorait daller plus loin en me regardant au fond des yeux. C’était moi qui avais le regard diabolique et souriant maintenant. Javais une soudaine envie de leader la patente. De la positionner de toutes les manières dont javais envie de la baiser. Ce strapless strap-on était en train de me donner une nouvelle personnalité pis jhaïssais pas ça. Jai tout pris en charge. Javais envie de regarder mon membre entrer dans sa chatte dans toutes les positions inimaginables. Et puis c’était pas plate pour moi non plus. Mais pas du tout! Je ressentais aussi une panoplie de sensations qui me donnaient lenvie daller toujours plus loin, toujours plus vite. Lorsque je lai mise à quatre pattes, que jai vu son cul tendu vers moi et que jai inséré le dildo dans sa chatte gonflée et humide, je crois que jaurais pu jouir juste là. Javais toujours rêvé avoir cette vue en croyant que ça ne me serait jamais possible. Elle, à ce moment précis, elle a couché sa tête contre son lit tout en remontant encore plus son cul vers moi. Je voyais son visage joliment déformé par le plaisir. Javais trouvé son point sensible. Et comme tous les hommes qui mavaient baisée et devant qui je me retrouvais dans cette position de bonheur, jai eu envie dy aller encore plus vite et plus fort. Plus jy allais, plus elle gémissait. Et moi, je me rendais compte que javais le même air quelle un peu plus tôt lorsquelle me faisait jouir en souriant.  

Je lai faite jouir. Avec mon membre. Et jai joui une seconde fois. Joui de la faire jouir. 

On sest écroulées sur le lit. Essoufflée et repues. Puis on a éclaté de rire. 

Elle avait raison. 

La seule chose dont javais envie maintenant, c’était de recommencer

-Gamignonne

GAMIGNONNE

    1 Comment

    1. johann
      August 31, 2015

      candeur et délice…. juste avec quelques mots 😉

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