Illustration de Farah Allegue

Illustration de Farah Allegue

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      Un sourire qui penche légèrement trop à gauche entouré de lèvres, pulpe sucrée, sur le visage, rond marron, d’une Mélanie qui jouit. C’est la première image de nos caresses au féminin. Un éclat d’amitié dans le sourire d’une écolière qui me transporta vers une fascination nouvelle pour le corps des femmes. Dans l’obsession de sa beauté et dans la tension de notre amitié, elle fit naitre en moi le besoin de connaitre, de toucher, de gouter, sa chair, son sexe, tout son être.

        C’est au détour d’un escalier que son sourire coquin, taquin, vint. Oh, Mélanie, tu sais manier tes charmes, aguichant renard. Couverte d’une souple jupe jaune, ses fesses rebondies bondissent de marche en marche àla conquête de l’étage supérieur. Elle ondule trop, ça me pénètre tout entière lorsqu’elle monte devant moi, je mouille mon « j » quand elle m’effleure le bras et se retourne vers moi. Ma chatte bave comme un chien devant de la bouffe de table. C’est l’ascension vers la séduction d’une amitiéqui se languissait depuis trop longtemps d’un désir sauvage. Décharge d’excitation, sans un mot mon fantasme matérialiséme french l’âme. La classe vide du cinquième fait la job, naked àl’école on décolle. Expérimenter. Ici. Maintenant. Pourquoi attendre ? Fuck la moralité. L’éthique c’est subjectif de toute façon. Pas besoin de paroles, la communication tactile, on maitrise. On est seins contre seins et j’ai les jambes molles, je m’affole. Elle balance un bureau contre la porte, elle la bloque pendant que moi je la pelote. Si je suis vraiment ici, avec Mel et ses mamelles, autant en profiter et l’explorer, l’exploiter jusqu’àce qu’il n’en reste plus pour les autres. Elle toute àmoi, j’empoigne l’un de ses seins surdimensionnés et plonge mon autre main vers son entrejambe. La jupe canari glisse. L’adolescent, pour se trouver, doigt se perdre pour mieux chercher le point « g », j’ai trouvé. On crée notre proximité dans la découverte d’une consommation d’exploitation du corps humain féminin. Si l’humanité exploite la terre à sa perte, nous exploiterons nos corps jusqu’à l’épuisement, le dessèchement, la vieillesse. Son bassin danse au rythme de mes doigts, je suis la musicienne d’odorantes jouissances. Aucun malaise, stress, froid, que la chaleur qui coule entre mes doigts. On oublie où on se trouve, on se découvre. Je veux que le plaisir lui déchire l’âme, la vide pour l’emplir de moi, de mon feu. Brule bébé brule. J’ai les oreilles pleines de soupirs, les mains collantes de satisfaction. Assouvissement épuisant, pourtant elle s’approche de moi.

        Et c’est mon tour de jouir, de sentir, cette langue agile derrière son sourire penché. Oh oui, penche toi! C’est par la langue qu’on découvre le mieux un monde étranger. Elle me transporte dans un pays d’envies féroces. Quand son visage soleil se glisse entre mes cuisses, elle éveille mon clitoris. Tu exprimes ta libertésexuelle àcoups de langue sur mon intimité. C’est sa petite friandise préférée, elle aime lécher les rouquines. C’est bon, c’est frais, une chatte rousse aun gout qui charmerait n’importe qui, me murmure mon soleil. Je la tiens par la tête, fermement, par quelques mèches de cheveux bruns. Sa langue me parcourt, dessine sa nature sur ma chatte, alors que je lui barbouille la face avec. De braise àbrasier, je suis venue sur elle. Bouge pas, ouvre la bouche puis sort la langue, mon muscle pelvien désire te cracher tous ses jus sexuels àlui, rien qu’àtoi, pour toi, sur toi, que ta bouche, tes yeux, ton nez ne ressentent que moi, que tes sens s’étouffent de mes sales envies dans le feu inassouvi de ma chatte frustrée de lesbienne d’un midi. Ça m’a suffi.

        […]

        En route vers chez moi, les bosses que je pogne en char me donnent des frissons. Le vagin encore sensible, je me light un tison pour arrêter de penser àsa petite jupe jaune.

PLUME ROUSSE

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