Illustration de Antoine Charbonneau-Demers

Illustration de Antoine Charbonneau-Demers

Je parle, de ce moment du sexe où la concentration est à son paroxysme et en même temps l’abandon proche d’atteindre son apogée puisque que tout est joué.

Nahhhh, je ne parle pas de ce moment qui précede celui où tu viens mais de ce moment où tout se peut encore.

Ce moment parfait où tu rentres ton sexe dans une fille et que cette fille c’est moi.

Ce moment, où “bang” rapidement, tu t’introduis et expulses une expiration frénétique de soulagement ou bien, ce moment où, tu t’engouffres “oufffffffffffff” en moi comme une longue glissade, trop lente, expirant alors un souffle exaltant d’un plaisir élastique.

C’est de ce moment d’accomplissement et presque celeste dont je parle.

Quand l’élévation et le plancher des vaches se trouvent enfin au même niveau, et que je me tortille d’exquises envies face à ce qui s’en vient.

Le moment.

Ce moment où tu es convaincue que tu vas récolter. Tu penses fort que la moisson va être fructeuse et divine parce que tu as le souffle soulévé presque bloqué en apesanteur.

Ce moment où tu crois chaque fois que tout est beau dans la vie tellement tu es leger.

Ce moment où tu glisses sans plus faire d’effort.

Ce moment où la moiteur de l’envie te sert de guide.

Ce moment sans plus de questions à se poser.

Ce moment où enfin, je peux, tu peux, te crisser des préliminaires sociaux et conséquences reliés au sexe. Et même du sens qui en découle. Imagine toi, donc…

Tu sais tellement de quel moment dont je parle : ce moment d’un premier aboutissement encore prometteur.

Mon moment pref’ que celui où tu veux que ça aille vite mais pardoxalement que ça dure toujours doucement, mais vite. Mais lentement plus rapidement. Et encore furtivement posément. Paisiblement précipitamment…

Ce moment où le sexe de ton amant entre dans le tien.

Ce moment tu entres ton sexe dans celui de ton amante.

Ce moment où le gland s’enfonce d’abord et suit le reste pour remplir l’intérieur de mon corps et creuser un sillon en éclaireur au plaisir à venir.

Ce moment où ça entre me fait soupirer d’exister.

Ce moment qui me fait léviter puissemment en moins d’une seconde, ce moment dont je peux d’ailleurs décomposer les étapes du ravissement en nano-secondes.

Ce moment où les amants s’offrent un regard face à face, avec leurs yeux perdus dans le crépuscule d’orgasmes embryonnaires.

C’est l’autre promesse de laube, ce moment ! Celui où tu t’es pas encore fait niqué.

Ce moment éclair, si fugace, déjà étiolé dans les airs le temps de l’écrire, juste le temps de ressentir ton bat fucking dur se glisser entre mes cuisses humides et enervées que tu y rentres enfin.

Ce moment où tu vas enfin me baiser !

Ce moment où l’essouflement de l’espoir ne se lit pas encore sur les visages, mais que les bouches entrouvertes tresaillissent d’impatience et de vie, que dis-je, de survie.

Ce moment où tu te trouves en haut de la montagne, que tu n’as pas encore entamé la redescente et que tu peux encore apercevoir au travers des nuages ces contrées lointaines qui te font rêver.

Et voilà. C’est de ce tout petit moment dont je te parle. Avoue qu’il te fait frémir toi aussi. En ce moment ?

Ce moment à peine envolé et déjà en redemander, s’il vous plait, un autre un aller retour, une secousse de plus. Juste une. Puis une autre, bien sûr.

Ce moment où tu ignores encore le rythme à venir. Ce moment de promesse. Ce moment de plus de parole ou t’es là entre entre mes cuisses ouvertes et que je t’aime qui que tu sois. Ce moment où nos sexes assoifés de leur quête se remplissent mutuellement.

Ce moment où tu me rentres dedans est de loin celui que je chéris le plus de toutes les étapes du sexe.

Éphèmére mais Ô combien porteur que ce moment qui suit celui où j’ai lu dans ton sexe se gorgeant de sang, le désir.

Ce fugitif moment pourtant pétri d’avenir pas consumé. Ce moment qui est mon préféré.

-Sherifa Tarasse

Sheriffa Tarasse

2 Comments

  1. La promesse
    November 22, 2015

    <3

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  2. Fallen angel
    November 23, 2015

    Moi aussi j’adore ce moment que tu décris si bien; celui où, d’un regard ou d’un toucher, on ressent le consentement partagé à la chute libre vers toutes les possibilités du plaisir.

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