Illustration de Hugo Ferland-Dionne

Illustration de Hugo Ferland-Dionne

 

empreinte mnémonique

crépitements d’transistors

sparks de frenchkiss

 

dans l’air épaissi à la sueur

toute sent bon l’coton mouillé

pis fuck mon nord magnétique

 

y’s’fait loin-tard

j’danse jamais mais à soir

j’danse sul comptoir

au bord du boute du bar

avec le beat d’la basse dans l’ventre

en grosse caisse de fanfare

qui me pousse dans l’vide

 

dans l’vice

de tes bras

 

accroché à ton cou

avec les dents

comme une chauve-souris

su’l radar infrarouge

sauve qui peu

dans la lumière

de l’exit

 

t’es  saoûle

j’pas drette

on s’en criss

on s’connait pas

on marche su’a tête

 

trouvons-nous un mur

que j’dis sans qu’tu comprennes

ta main dans la mienne

dis oui

dès qu’à drop ta sacoche

 

un mur anonyme

secret

hemligt

qui en aura essuyé d’autres

avant nous

 

un mur omerta

habitué aux tumultes nocturnes

des ruelles éprouvettes de Tensta

où je pourrai t’acte prémédité

de sang chaud

 

clic, clic, pow

tes ongles

la brique

ton ombre

ma bite

 

un mur impasse

dans lequel crier

en mordant l’cul d’sac

de ton coat de velours

 

un mur lit king

où reprendre notre souffle

fermer les yeux

en cuillère deboute

 

dans l’écho pénétrant

de la ville

 

dans les vibrations lointaines

du club

 

dans les battements réguliers

de ton coeur

 

qui résonne contre le mur

comme une berceuse

-Guedoune

Guedoune

 

 

 

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