Illustration de Véronique Côté

Illustration de Véronique Côté

La lumière de la garde-robe éclairait partiellement la scène. Dans cette demi-pénombre, le son des draps qui se froissent et deux respirations au bord de l’essoufflement s’entremêlaient. Elles étaient étendues sur le lit, l’une contre l’autre. La plus jeune des deux goûtait la douceur de la bouche des filles pour la première fois. La délicatesse de ces lèvres faisait gonfler sa poitrine d’un souffle profond qui la faisait s’ouvrir toujours davantage. Le moment venu, leurs mains se délièrent de leurs cheveux et glissaient maintenant sur leurs courbes pêches. Leurs doigts, comme des plumes, jouaient à se faire frissonner. Sous ces caresses, sa tête bourdonnante était une forteresse. Elles n’avaient qu’à fermer les yeux pour se plonger dans un instant d’absence qui durait jusqu’au prochain frôlement, l’effleurement suivant.

La plus dégourdie des deux se glissa sur le dessus. C’est là, étendue dans les draps, qu’elle prit conscience de toute la délicatesse et la légèreté du corps des filles. Elle sentit ces doigts humides caresser son sexe gonflé en restant en périphérie du principal attrait. Elle sentit sa longue chevelure glisser sur ces cuisses, puis sa langue remonter le long de sa fente. Ses lèvres entourèrent son clitoris qui n’en pouvait plus d’être ignoré. Elle sentit se déclencher des arcs électriques qui faisaient le pont entre son sexe et sa tête. C’était bon, c’était nouveau.

 

Assis au bout du lit, le copain de la plus jeune se faisait de plus en plus oublier. Son érection grandissait à mesure que son espoir s’amenuisait.

Douce Poitras

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