Illustration de Cindy Beuhlah

Illustration de Cindy Beuhlah

 

 

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Elle était venue me déranger tandis que j’écrivais une scène très difficile de ma pièce L’ange des crottes de chien, dans laquelle l’héroïne se voit obligée d’exécuter une fellation à un chien. Sans vergogne, elle était entrée sans cogner et m’avait fait perdre le fil de ma pensée. Ma bonne n’a même pas pu la retenir. Elle se disait admiratrice de mon œuvre, qu’elle m’écrivait des poèmes avec ses propres menstrues; c’était une fervente, une illuminée, certes, mais dotée d’un corps à faire fantasmer les morts.

Elle me demanda de lui faire l’amour sur le champ. Elle enleva ses guenilles et m’offrit sa chatte touffue qu’elle appelait affectueusement Hélène.

« Baisez Hélène, je vous en prie. »

Je me levai et l’embrassai.

Mes doigts fourrageaient sa butte et rapidement, elle devint huileuse. Le bout de ses tétons était dur, sa poitrine se gonflait au rythme saccadé de sa respiration.

« Baisez-moi avec vos mots, sir. »

Ne sachant quoi faire et pris au dépourvu, je pris ma plume sur ma table de travail et piquai le bout de ses seins. Elle poussa de petits cris tendus. Elle aimait cela, mais son visage n’exprimait pas pleine satisfaction.

« Baisez-moi avec vos mots, sir. »

Je sortis mon vit et lui plantai dans le derrière. L’anneau était si étroit que je crus éjaculer dans la minute, mais sa demande, devenue plainte, me ressaisit.

« Baisez-moi avec vos mots, sir. »

Je lui déclamai un poème de mon cru tandis que je clouais mon membre en elle. Elle en redemandait, elle salivait tout en se donnant de petites tapes sur les mamelons. J’étais sur la bonne piste.

Tandis que je récitais mon poème et que mes doigts avaient enfin trouvé son con, son excitation devint contagieuse et ne put m’empêcher de lui foutre au cul ma liqueur séminale.

Je croyais être débarrassé, mais cueillant mon intimité à même ses fesses, elle cria à nouveau.

« Baisez-moi avec vos mots, sir… Je veux sentir vos mots ! »

J’ai regardé autour de moi et j’eus une idée.

Je pris quelques feuillets d’un premier manuscrit racontant l’histoire d’un jeune bègue sodomite, le roulai et l’enfonçai dans Hélène. Le manuscrit allait et revenait; le papier se gondolait. Elle criait comme je ne l’avais pas encore entendu crier. Sur le point de l’orgasme, elle écarta ma main et s’enfourna le tout dans le vagin. Des larmes fusaient de ses yeux. Elle n’en pouvait plus. Juste avant de rendre le plus grand cri de jouissance de sa vie, elle sortit le papier et l’avala goulûment.

Après les émotions, elle me remercia et repartit comme elle était arrivée.

 

-Blide Vernàkën

Blide Vernàkën

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