Illustration de Mathieu Potvin

Illustration de Mathieu Potvin

 

 

Dans mon rêve, ma langue était une immense couverte qui lui emballait le sexe. Un genre de drap contour qui lui faisait la fellation parfaite. Pas une parcelle de peau n’allait être épargnée par ma langue géante. C’était chaud pis vu que c’t’un rêve ben y’avait pas de problème de lubrification de drap.

Je lui léchais le membre fièrement dressé avec autant d’attention qu’une chatte se lèche les pattes pour se nettoyer. C’est-à-dire avec beaucoup de vigueur et le regard un peu vide et un brin malsain.

En me réveillant avec ma propre chatte trempe, j’ai décidé de profiter de l’homme couché à mes côtés. Ma langue avait envie d’expérimenter ses nouveaux super pouvoirs de cape faiseuse de fellation (j’étais clairement encore dans un demi-sommeil pour penser que ma langue était une couverte), mais je me suis instinctivement mise à la recherche de son sexe.

À genou, devant lui, dans une camisole trop grande ayant oublié son rôle de cacheur de boules, j’ai fait glisser les draps le long de son corps pour le découvrir dans toute sa splendeur. Les yeux toujours fermés, il esquisse un petit sourire en coin qu’il réserve à ses matins préférés. C’est sur qu’une pipe, ça te détrône un cadran sur un méchant temps. Beau, déjà bandé avec le sourire dans le soleil, fallait être conne pour pas en profiter.

Je descends ma bouche vers lui. Je l’embrasse de haut en bas, il frissonne. Je décide enfin d’étendre délicatement ma langue sur son gland. Ma petite langue rose n’a rien d’une grande couverte, mais lui, il ne connaît pas l’histoire du miracle de la langue drap. La p’tite langue rose, ça lui va crissement. Je la fais donc glisser sur sa verge.

Pour lui donner du fil à retorde, j’ajoute une pression avec ma main. Vu son courage hors pair, il prend mon autre main et la dépose également sur son sexe. Mon trio de langue, main 1 et main 2 se bousculent pour pouvoir opérer de manière équitable.

Je lui jette un coup d’œil discret. Il respire fort, il s’agrippe au lit comme si le supplice était trop grand pour un seul homme. Une dernière prière à l’oreiller pour ne pas exploser tout de suite.

Mais là, son plaisir commence à m’en donner aussi. J’ai l’entrecuisse tellement lubrifié que je me demande si je sentirais quelque chose en l’enfonçant en moi. Vu la pertinence de mon questionnement, je décide d’y répondre en allant le chevaucher.

Rendu là, y’avait pu rien de pas réveillé chez lui, chez moi, partout. Ses yeux dans les miens, ses mains sur mes seins pis son sexe dans le mien, le team était parfait et gagnant. Il commence donc à créer le supplice chez moi aussi en allant titiller la petite affaire qui me donne des orgasmes. Mes coups de bassins se font de plus en plus vigoureux. J’aimais tellement ça que je le faisais parfois débarquer de’dans moi. C’en était trop. J’suis venue sti.

Fac j’me suis recouchée à ses côtés.

Ben non, c’pas vrai, calme toé criss.

J’ai débarqué de sur lui pis j’me suis dit fuck ma mouille j’ai encore envie de le sucer.

Impossible de l’engloutir au complet tellement il était dur, gros, grand et prêt à venir. J’ai retrouvé mes super pouvoirs de langue drap contour pis j’me suis mise à l’œuvre. Il était prêt à exploser. J’pas tant une fan de l’avalage, mais pour lui pis pour le texte que j’ai lu en 2006 sur le fait que le sperme ça fait maigrir, ben ça ma pas fait un pli de lui avaler tout son plaisir.

Bon matin! On fera une sieste c’t’aprem. xx

-Banderas

banderas

3 Comments

  1. Quercus rubra
    September 23, 2015

    Banderas botte des culs!

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  2. matt
    October 3, 2015

    caliss

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  3. Homme de la nuit
    December 14, 2015

    Toujours a avoir du plaisir a lire les textes de Banderas et voir son sein ferme pour conclure

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