Illustration de Karina Dupuis

Illustration de Karina Dupuis

 

 

C’est connu : deux des sports les plus pratiqués sur la planète sont le cul et, pas loin derrière, le soccer.  Et si vous mélangez les deux, vous obtenez le plus sournois mélange de volupté possible, mais aussi le plus accessible : la soccer mom.

C’est l’été, la saison de soccer mineur bat son plein et le fruit du hasard veut que je passe à côté d’un parc dans le quartier ou plusieurs terrains sont disposés.  Un ballon vol en direction de la rue.  Évidemment, je me précipite avec l’intention de mettre la main dessus pour le retourner sur les lignes de côté.  C’est là que je l’aperçois la première fois.

BOUM !

J’avais juste une chose en tête maintenant : la séduire, la voir nue et la conquérir en prenant soins aussi, de m’offrir généreusement.

Vous y croyez vous à cette loi selon laquelle lorsque l’on arrive dans un nouvel endroit rempli d’inconnus, que notre instinct analyse en quelques secondes seulement avec qui nous aurions des rapport sexuels ?  Trois petites secondes en moyenne et…

BOUM !

Comme dans la chanson de Trenet, l’explosion qui te souffle et te voilà déjà à l’horizontal.

J’ai rien dit.  J’ai seulement souris et j’ai tendu le ballon.  Elle a tellement soutenu mon regard que j’suis resté et j’ai regarder le reste du match. Elle a fait le tour des parents pour offrir une tournée de thé glacé, puis m’a regardé.

“Vous en voulez, ça se voit”, qu’elle m’a lancé.  J’ai ris, elle m’a fait un joli clin d’oeil : j’étais, pour la durée du match,  one of the boys.

Elle prend place tout près, encourage sa fille sur le terrain.  Visiblement, elle adore le foot.  Au moment où j’devrais m’éloigner, elle s’approche encore plus et s’assoit à côté de moi.  J’la sens en mode séduction : son regard est enflammé, sa poitrine est chargé de désire et elle serre les cuisses bien fort sans subtilité aucune.

-Ma fille c’est Marilou, la milieu de terrain au cheveux blond, qui joue dans l’axe.

-Elle est vraiment doué avec la balle…

-Elle retiens de sa mère : une sportive qui aime provoquer des choses.

Elle me lance un second clin d’oeil avec un sourire irrésistible.

-Toi, c’est laquelle ta fille contre qui la mienne joue ?

-J’ai pas de fille.  J’faisais juste passer.  C’est le hasard qui fait que j’suis assis ici à discuter avec toi.

-C’est pas le hasard ça : c’est le Destin.  Son père vient la chercher ici après le match.  C’est sa semaine.  T’as quelque chose de prévu après ?

-Je rentre chez-moi.  J’habite pas loin, ça se marche.  Y a tout c’qui faut, si tu veux…

-T’as la télé pour regarder le match contre Toronto ?

Les deux, on a éclaté de rire.  On savait que c’est moi qui donnerait les coups francs et que c’est elle qui allait se les prendre.  Et c’était clair que les hors-jeu allaient être rares.

Je l’ai vu jeter un oeil vers ma braguette.  Elle a fait une p’tite face drôle.  C’est à ce moment ce moment que l’arbitre a sifflé la fin du match.  “Attends-moi ici”, qu’elle m’a lancé.  En un rien de temps, je la vois dire aurevoir à sa fille d’âge ado et tendre la valise de celle-ci au père venu la prendre : Il est visiblement content de retrouver sa progéniture.  Le terrain s’est vidé, j’étais seul dans les gradins et cette lionne, de quelques années mon aîné marchait vers moi, avant de s’agiter et de me faire des grands signes avant de bifurquer vers le stationnement.  J’me serais attendu à un utilitaire sports, un vus ou un multisegment, mais c’est plutôt vers un Westfalia garé dans l’fin fond, près du boisé longeant le stationnement, que j’me dirige.  “C’est pratique quand on va en tournoi à l’extérieur.  Au diable les hôtels”, qu’elle me dit.  Même pas besoin de faire les cinq minutes pour se rendre chez-nous, on va se sauter dessus aussitôt la porte coulissante fermé et les rideaux tirés.

-Pis la game contre Toronto ?

-On écoutera la reprise chez-vous plus tard ?

-J’adore l’idée…

Elle est pas déjà monté, qu’aussitôt à l’abri des regards potentiels, alors qu’il doit me rester une dizaines de pas à franchir pour être à sa hauteur, elle soulève déjà son chandail pour me montrer tout les charmes de ses deux aréoles pointant dans ma direction.

J’espérais que l’érection que j’avais à se moment là, ne tourne pas au priapisme, parce que ça serait franchement douloureux tellement mon membre est dur.  Elle me ramasse par un bras, ferme la porte de l’autre et j’atterris sur la petite couchette dans le véhicule.

BOOM BOOM !

Comme dans le hit des années 80 de Paul Lekakis.  Je sentais qu’on allais y passer la nuit et qu’elle me ferait le plus grand bien.  La “jolie femme d’à côté” fait voler son short cargo et la voilà devenue milf aux airs de hardeuse d’europorn. Pas de petite culotte, pas de comédie à l’horizon, aucun risque de carton.  Elle est fairplay dès les premiers instants.

“Sautes-moi maintenant, on est plus dans les gradins.”

Ai-je vraiment le choix ?  Et c’est pas comme si j’étais pas aussi excité qu’elle.  J’ai l’impression que tous les vaisseaux de mon sexe vont fendre si je n’obtempère pas.  J’ai l’impression que les deux demies seront âprement disputés et qu’il faudra pas se surprendre de changement de schéma tactique en cours de match.

Je plonge en elle sans effort et sans retenue.  Elle m’accueille dans une humidité qui se rapproche de celle d’une rivière.  Son intérieur est 100% soie, c’est certain. J’attaque avec fermeté et vitesse dès le début.  Je sens que je la prend de court un peu dans les premiers instants, mais elle se ressaisit et voilà que c’est elle qui mène le jeu en faisant claquer son cul contre le bas de mon ventre.  Je ne sais plus trop si elle se saute ou si c’est moi qui me fais sauter.  Rapidement je me rend compte que ça fait un bon moment qu’on se donne de la sorte et que personne ne semble vouloir complètement céder au plaisir.

-Alors, tu viens ?

-Non, toi en premier.

-J’insiste : j’veux te sentir frémir sur mon sexe.  J’promet de pas te décevoir après.

-C’est trop bon…

Et la voilà qui cède.  Je ralentit à peine la cadence.  Je m’enfonce le plus loin possible.  Ses spasmes ne me laisse guère indifférent.  Voilà que j’me contracte à mon tour.

“Viens dans ma bouche.  Vite approches, j’veux rien manquer du spectacle”, me dit-elle à peine remise de son orgasme.  Elle s’accroche à moi, s’empare de ma sève et glousse.  Souriante, elle se délecte.

***  MI-TEMPS  ***

-Ta queue me fait vraiment tripper…

-Jamais je banderais autant si t’avais pas une aussi jolie paire de seins…

-Tu goûtes trop bon en plus…

-Ça doit être le thé glacé. Au fait, tu devrais me confier ta chatte, la pause a assez durée.  Moi aussi j’aimerais bien qu’on vienne dans ma bouche…

-Si on commence ça…

-À moi la mise-au-jeu.

Elle s’allonge en position de bicyclette à l’endroit que j’occupais un instant plus tôt.  Plongeant mon sexe dans sa bouche, je prends les affaires bien en main et je me délecte d’elle en la surplombant désormait.  Cunilingus, analinctus, baisers, mordillage, chiquage, suçage, broutage, gamahuchage : autant de façon de prendre mon plaisir en lui en donnant. J’ajuste l’intensité aux signes qu’elle me donne.  Je ne veux pas arrêter, alors je prête une oreille et interprète tout soubre-saut sur mes lèvres et au bout de mes doigts. Je glisse tout doucement l’auriculaire au travers son cul.  Après un moment, elle est soudainement en perte de contrôle et la rosée venant avec la tombée du jour s’en suit.

Je me serais vidé le contenu d’une gourde dans la figure que ce n’aurait pas été aussi spectaculaire.

-Encore ?

-Encore ?!  J’en peux plus, donnes-moi un p’tit break !

-Pourquoi s’arrêter?! Carton rouge !!

-Tu tiens absolument à jouer à onze contre dix, hein ?

On rigole.  Je la laisse tranquille.  Ça dure juste un instant.  Et puis je recommence mon manège.  Comme une chatte en chaleur, ses courbes obéissent à mes caresses.  Sa bouche dit non, ses yeux supplient.  Un peu de thé glacé et c’est reparti.

-Prud’homme

Prud'homme

1 Comment

  1. matt
    October 22, 2015

    damn

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