Illustration de China Wood

Illustration de China Wood

 

 

J’ai laissé ma langue courir sur ton ventre en sillonnant la ganache chocolatée qui le recouvrait. Je me suis hissée sur toi et j’ai collé mes gros seins dans l’épaisse soie noire et glissante. Encerclés de fontaines déversant généreusement leurs flots de crème fouettée sur nos deux corps, nous haletions l’un contre l’autre. Les cerises au marasquin comme une pluie sanglante roulaient contre mon dos, y déposant une fine pellicule collante de sucre que tu t’empressais de lécher pour qu’elle disparaisse et s’enfonce dans ton estomac comme un cancer gourmand. Le lit king damassé de doigts de dames croustillait sous nos mouvements et l’air était chargé d’un blizzard de poudre farineuse et de sucre. Nos corps claquaient et nous toussions, enfermés dans les volutes made in Italy de nos friandises excessives. Je lubrifiais du sirop d’ananas, tu bavais du lait de coco, je te mordais avec mes dents en cristaux de gingembre et tu frissonnais des abricots. J’ouvrais ma bouche pour crier des insanités mais mes mots étaient des pépites de chocolat qui peuplaient en petites montagnes ton cookie dough nombril luisant de beurre chaud. Ta bouche était comme un fondant au caramel qui se répandait partout, chaud, onctueux, ta langue un monstre de décadence. Je pris ta queue dure et spasmodique dans ma bouche, la dévorai comme une fille qui n’avait pas mangé depuis dix jours. Elle était délicieuse dans son amertume, le précieux de son arôme qui détonnait avec tout le sirupeux environnant. J’adorais la sentir enfler entre mes lèvres, palpiter contre le fond de ma gorge. Je rêvais que tu en possèdes deux pour les presser l’une contre l’autre et les frotter doucement ensemble dans leur jus exotique, en étirer ma bouche et les goûter avec voracité. Je rêvais que tu en aies trois pour en reposer une sur mon front et me caresser le visage avec. Je rêvais que tu en aies quatre pour en capturer une entre mes seins au sirop d’érable, la faire juter en la titillant de mes mamelons durs, la faire fondre dans le moelleux de mes globes. Je rêvais que tu en aies cinq pour que l’une fasse frissonner mon épine dorsale toute humectée puis s’enfourne entre mes fesses rebondies pour venir caresser mon anus dilaté. Je rêvais que tu en aies six pour venir ausculter mon point g doucement lentement et te frotter contre la cinquième à travers la mince paroi de moi qui les sépare. Ta queue était la chose la plus délicieuse qui puisse exister à travers l’ouragan de sirops, de poudres sucrées, de confiseries et de chocolats précieux qui nous attaquaient. Ta queue de toutes les fontaines était LA merveille au goût inégalé, le magnifique plat de résistance au parfum exquis, la chose unique dont j’aurais pu me repaître. Alors que tu giclais partout sur moi, je retenais la moindre goutte de ton sperme entre mes doigts pour la lécher, pour la sauver du glucose environnant. Je m’en fis un masque au visage et je fermai les yeux pour refuser les fontaines qui continuaient à cracher leur foutre pâtissier. Jamais je n’aurais cru que quelque chose me ferait oublier la ganache au chocolat.

 

-Une femme respectable

Une Femme Respectable

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