Illustration de Cécile Peschier

Illustration de Cécile Peschier

 

- Tu t’attendais à quoi sérieusement?

- Ben je sais pas. À ce qu’on me réponde à tout le moins.

- Personne ne va te répondre si tu ne mets pas de photo!

- J’ai pas envie que toute la ville me voit la face là-dessus.

- Franchement! T’es pas la première à essayer de t’pogner une graine comme ça, personne ne va te juger!

- C’que tu peux être vulgaire quand tu t’y mets!!

- En privé au moins! Envoie une photo en privé bordel!

- J’ai pas de belle photo.

- T’as juste la chienne. Tu rencontreras personne, tu vas rester chez toi à continuer à te crosser sur tes insipides romans pseudo-érotiques. T’es tellement prévisible!

- Va chier. J’en ai un rendez-vous. Ce soir même, tiens.

- Quoi?! Pourquoi tu ne l’as pas dit avant?!

- Parce que tu me juges tout le temps!

- C’est qui? À quoi il ressemble?

- On ne s’est pas montré de photos.

- Oh… super. Et il avait quoi de plus que les autres imbéciles sans visage pour que t’acceptes de le rencontrer bêtement comme ça à l’aveuglette?!

- Sa proposition m’intriguait. C’est tout.

- Tu m’inquiètes.

- On va manger ensemble à ce fameux resto qui est plongé dans le noir.

- Quoi?! Mais pourquoi?? Ça va mal finir, tu le sais? Il veut se cacher, il doit être défiguré ou quelque chose!

- Il est aveugle.

- Osti Clarisse!

- Quoi?

- Un handicapé? Fait huit ans que tu te fais chier avec ton macaque pis la seconde que t’en es libérée tu te lances les yeux grands fermés sur le premier infirme qui passe! Wow! Bravo. J’le crois pas.

- Eille toi ça doit être triste en sale hein ta vie? T’es pas capable de t’ouvrir à rien! Faudrait surtout pas qu’on déborde des petites lignes minces que t’as tracées pour tout le monde. T’es fermée Chloé! Ça aussi c’t’un handicap.

- Pardon?!!

- Ce gars-là m’a fait rire pis je trouve ça beau moi de le rencontrer comme ça. S’il ne peut pas me voir, eh bien que je ne puisse pas le voir non plus!

- Ton romantisme va une fois plus t’envoyer droit dans un mur! Pourquoi tu t’pognes pas un grand costaud qui te défoncerait solide hein? C’est de ça que t’as besoin ma pauvre!

- T’as toujours été bonne pour savoir de quoi les autres avaient besoin. Faut que j’y aille. Je dois aller me préparer.

- Franchement, t’es ben correcte de même! Il ne te verra même pas!!

- Osti que t’es désagréable.

- Tu m’en donneras des nouvelles.

- Je n’en ai pas l’intention.

Elles avaient passé leur vie comme ça ces deux-là. À se lancer des insultes à la gueule en guise de mots d’amour.

Clarisse rentre chez elle et se déshabille devant le miroir, obéissant à un soudain besoin d’observer sa nudité. Elle n’avait pas regardé son corps depuis longtemps. Régis non plus ne la regardait plus, il était devenu plus simple de faire l’amour dans le noir, sans avoir à affronter l’ennui et le dépit dans les yeux de l’autre. Ils avaient passé trop d’années comme ça ces deux-là. À se côtoyer sans se voir.

Et voilà qu’elle osait. Faire glisser ses vêtements sur le sol et soutenir la vue de ce corps triste. Elle se devait d’admettre que si elle avait accepté de rencontrer cet aveugle, c’est qu’elle s’était sentie soulagée à l’idée qu’il ne puisse poser les yeux sur son corps alangui. Éteint. Chloé s’était trompée. Le romantisme avait très peu à voir dans l’histoire.

Clarisse passe sous la douche. Ferme les yeux et tâche de ne penser à rien. De ne rien anticiper de la rencontre à venir. Elle se concentre sur la sensation de l’eau chaude qui s’écoule le long de son corps et elle respire profondément. Et encore. Elle se savonne longuement et se surprend de prendre conscience de la douceur de la mousse, se surprend d’aimer sentir ses mains glisser sur son corps. C’est tout de même incroyable. Comme elle avait cessé d’habiter ce corps. Ça lui semble soudain si simple. Fou comme une bonne dose d’oxygène peut tout raviver. Il y a si longtemps qu’elle n’a goûté au plaisir simple de sentir ses propres mains la toucher. Elle caresse sa nuque, sa poitrine. Elle caresse ses bras, son ventre. Elle caresse ses fesses, ses cuisses. Elle caresse son sexe. Frémit. Saisit le rasoir et l’approche de ses lèvres. Libère son sexe de toute cette broussaille. Car elle a soudain envie de ça. De cette sensation si particulière que procure un sexe fraîchement rasé. Elle a envie plus que tout de retrouver cette sensibilité, ce frisson doux. Les poils tombent dans le fond de la baignoire et avec eux s’enfuit un peu de la honte qui s’était pernicieusement frayé un chemin en elle sous le règne de Régis. Une inexplicable honte du corps et de ses désirs. Mais voilà qu’elle plonge. Qu’elle s’abandonne à cette envie subite et poigante d’onanisme qui la submerge. Lentement se réveillent les vieux réflexes engourdis. Sûrement le plaisir s’invite. Ses doigts tournent doucement autour du clitoris et remontent caresser la peau fraîchement à vif qui se trouve là, juste au-dessus. Elle ne pense plus au rendez-vous ni à qui que ce soit. La douce sensation de ses doigts effleurant sa fève délicate l’hypnotise, la grise. Elle se plaque le jet d’eau entre les cuisses. Oh! Il est parfait. Puissant. Incessant. Rapidement la jouissance la saisit. Elle hurle son plaisir, exulte, une main contre la céramique et l’autre agrippant le pommeau de douche toujours logé là, entre ses cuisses. Oh… déjà! Si vite?! C’est peut-être mieux comme ça, elle s’est probablement déjà mise en retard. Il vaut mieux sortir de cette douche. Se sécher. Enfiler une robe et filer.

Elle pénètre dans l’antre noire et se laisse guider jusqu’à une table qui lui semble éloignée. Mais ses perceptions lui jouent peut-être des tours, il est plutôt déroutant de s’en remettre à la seule voix d’un étranger pour guider ses pas. Bien entendu, avec le retard qu’elle accuse, l’homme qu’elle va retrouver y est déjà et lorsqu’elle arrive à destination, une main saisit la sienne et une bouche s’y pose. Il se présente, Cyril. Il lui dit qu’il aime la douceur de sa main droite. Pourrait-il toucher la gauche? Étrange préambule. Mais pourquoi pas. Oh. Celle-là est encore plus douce. Clarisse aime sa voix et le parfum subtil qu’il dégage. Elle a toujours été sensible aux odeurs, elle le lui confit. À qui le dis-tu! enchaîne-t-il, lorsqu’on est privé d’un sens, les autres se renforcent, tu t’en doutes bien. Serais-tu toi-même privée d’un sens? Elle lui répond qu’elle avait perdu le sens de la réalité, mais que celui-ci revient peu à peu. Et si nous touchions nos visages pour découvrir ce qu’elle à nous offrir, la réalité? Cela la déstabilise mais n’est-ce pas pour cela qu’elle est venue? Un peu timidement elle avance ses deux mains et celles-ci atterrissent dans les cheveux de Cyril. Des cheveux touffus, bouclés, soyeux. Et tandis qu’il dessine les traits de son visage du bout de ses doigts, elle ne peux dégager les siens de ses cheveux. Ils sont si doux, échappe-t-elle tout bas pour elle-même sous l’effet d’un envoûtement. Cyril l’entend, il sourit. Elle ne le voit pas. Eh bien restes-y, lui souffle-t-il, content. Il ausculte quant à lui chacun de ses traits, s’arrête aux sourcils, puis aux yeux, aux joues, au nez, au menton… Tu es belle, échappe-t-il le souffle court, comme j’aimerais toucher tes lèvres. Elle hoche la tête, acquiesçant. Il ne la voit pas. Elle trouve sa retenue charmante, sourit. Je peux? Elle souffle difficilement la réponse: oui. Elle ne saurait dire pourquoi l’inconnu lui coupe le souffle comme ça. Il trace le contour de ses lèvres du bout de son pouce et sans qu’elle ne le réalise elle entrouvre la bouche. Ses lèvres se séparent et invitent le doigt à y entrer. Dans sa bouche. Sans qu’il ne le réalise il y pénètre. Le doigt s’y glisse. Il y est aspiré. Dans sa bouche. Elle se referme sur lui. Elle le suce. Doucement elle suce le doigt. Elle délaisse enfin ses cheveux pour remonter le long de son bras. Il est fort, musclé, beau. Ses deux mains y glissent, vont et viennent sur lui. Cyril approche sa main libre des cheveux de Clarisse. Leurs gestes se font lents. Puis il délaisse déjà sa chevelure pour loger sa main à la naissance de ses reins et ramener au sien son bassin. Il extirpe son doigt de sa bouche, la sienne se trouve désormais tout près… leurs souffles se rencontrent, leurs coeurs cessent de battre, l’instant se fige, demeure en suspens. Ils ne se voient pas et cela décuple l’intensité de cet inespéré, inattendu, moment de grâce. Du moins pour Clarisse, qui n’a jamais vécu pareil trouble. Leurs lèvres n’attendent plus et s’approchent, se trouvent. Rebondissent l’une sur l’autre. Se chatouillent, se provoquent. S’étourdissent. Ils ne sont plus que deux bouches qui se découvrent et se dévorent. Jamais Clarisse n’a-t-elle ressentie une telle charge érotique lui traverser le corps. Cette bouche qui l’embrasse, cette langue qui valse avec la sienne, est sagace, salace. Elle devine comment la prendre, la surprendre. Non. Jamais n’avait-elle été réellement embrassée avant ce moment-là. Et jamais un serveur ne lui était-il foncé droit dedans. Oh! Pardonnez-moi! Vraiment toutes mes excuses, je vous croyais attablés. Ils n’eurent d’autre choix que de revenir à eux. Un peu. Se séparèrent à contrecoeur et prirent place. Le garçon leur servit le vin que Cyril avait commandé plus tôt et dont Clarisse aurait toujours pu ressentir le choc de la bouteille contre son flanc gauche si elle ne s’était trouvée captive d’un émoi virulent. Puis le son du bouchon s’extrayant de son col et celui du liquide s’en écoulant lui ravit l’ouïe et elle empoigna sans attendre sa coupe à deux mains pour en avaler une longue gorgée. Après tout personne ne la voyait et elle prenait goût à tout ce laisser-aller. Et tandis qu’elle s’étourdissait gaiement, le serveur débitait un menu dont elle n’eut aucune idée de s’il était ou pas alléchant, puisqu’elle avait l’esprit absent. Il se trouvait ailleurs, quelque part dans la bouche de l’improbable amant. Elle chercha à saisir ses mains par dessus la table et les trouva. Fascinés l’un par l’autre ils se caressèrent, s’agrippèrent fiévreusement doigts, poignets, avant-bras. Alors, qu’est-ce que ça sera? Le silence fut et persista. Désirez-vous des précisions sur le menu? Cyril aussi, peut-être, avait-il l’esprit ailleurs. Non, choisissez pour moi, merci. Oui, manifestement. Pour moi aussi svp, je vous fais confiance. Ils souhaitaient le voir partir au plus vite. Mais… avez-vous des préférences, des restrictions? Fais juste partir mec. Quelque chose de léger. Ou de long à préparer qu’on ne te revoit pas trop vite. Et pour vous? Qu’est-ce qu’il ne comprend pas? Amenez-moi la même chose, ce sera parfait. J’crois que tu peux disposer maintenant. Très bien. Ça y est, il est parti? Il l’est. Cyril dégage ses mains. Peut-être veut-il seulement boire, se gratter, mais Clarisse se sent comme abandonnée, voire même légèrement paniquée. Tâchant de retrouver ses esprits, elle avale une seconde rasade de rouge, ce qui lui fait tourner la tête davantage. Elle cherche à agripper la main de Cyril mais ne la trouve pas. Cyril? Pas de réponse. Cyril?! L’affolement s’empare d’elle quand sous la table deux mains se posent sur ses genoux et remontent vers ses cuisses. Oh! Les mains se faufilent sous ses fesses et lui retirent sa culotte. Les mains tirent sur ses jambes pour qu’elle s’assoit tout au bord du siège. Clarisse obtempère, se laisse faire. Puis les mains lui écartent brusquement les cuisses. Une langue s’invite dans sa fente entreouverte et glisse lentement de bas en haut sur son sexe surpris, en en ouvrant bien les lèvres sur son délicieux passage. Puis elle recommence, la lèche avidement, s’attarde à titiller habilement le bouton. Cyril ne se lasse pas d’elle, non, il lape ses fluides avec appétit et lèche son sexe avec vigueur, de plus en plus vite. Il s’en délecte, échappe même quelques gémissements, étouffés par les cuisses de Clarisse qui ont du mal à ne pas lui écraser la tête tellement le plaisir devient difficilement supportable, brutal. Pour ne pas crier elle tente de s’évader de la scène un instant, et voilà que de ce qui les entoure son esprit se fait soudain conscient. Heureusement elle n’entend rien, ils ne semblent pas avoir de voisins. Elle espère que son sexe ne dégage pas d’effluve, que personne ne criera à l’indécence. Elle se sent gênée, chancelante. Puis Cyril la ramène adroitement là où elle devrait se trouver en insérant un doigt assuré là où il le faut. Elle gémit lourdement. Ohhhhhhhhhh! Elle ne pourrait plus garder le silence. Il était terriblement difficile, impossible!, de garder le silence alors qu’il la pourléchait comme s’il s’était s’agit du plus délicieux des hors d’oeuvres et qu’il la pénétrait de ce doigt résolument précis. Le serveur annonça les assiettes : salades de figues, prosciutto et émulsion balsamique, et Clarisse le remercia avec un trémolo dans la voix. Cyril ne détourna pas son attention de l’endroit humide où il se trouvait et continua de se gaver de sa convive en boudant le plat qui venait d’être déposé sur la table. Et puis voilà. Ce qui aurait très bien pu ne pas arriver arriva : le corps de Clarisse se raidit brusquement et fut traversé d’un spasme foudroyant. Elle n’échappa que trois faibles cris, tout le reste demeurant douloureusement retenu. Quel orgasme violent! On s’attablait à la table d’à côté, on échangeait des banalités. Le coeur de Clarisse n’arrivait pas à se calmer et elle respirait lourdement tandis que Cyril demeurait à ses pieds en caressant doucement ses cuisses, sa tête reposant sur l’une d’elle. Elle défit quelques boutons de sa robe, balança la tête vers l’arrière et inspira profondément, se gorgea d’air. Ils restèrent ainsi quelque temps, délassés, sereins. Puis calmée, elle releva la tête, lui tendit son verre de vin, chuchota trois mots : tu es extraordinaire. Il se releva pour lui souffler à l’oreille qu’elle goûtait divinement bon. Cela l’émoustilla encore. Il était debout devant elle, porta un toast à leur rencontre, et pour toute réponse elle entreprit de défaire sa boucle de ceinture, de détacher le pantalon et de faire glisser le plus silencieusement possible la fermeture éclair. À la table voisine ça discutait RÉER, mais cela n’empêcha guère Clarisse ni de libérer le sexe dur de Cyril au grand air ni de s’en emplir copieusement la bouche. Il gémit fortement – ce qui fit cesser le verbiage voisin – mais cela n’arrêta en rien la femme intrépide qui allait et venait sur son sexe d’aller et venir sur son sexe. Elle l’engouffrait comme jamais elle n’avait engouffré la moindre queue. Et malgré toute l’ardeur qu’elle déployait pour offrir à cet homme la fellation de sa vie, elle réussit à demeurer silencieuse. Et lui à faire de même. L’insipide conversation d’à-côté reprit donc. Tout est à votre goût? Le serveur. C’est délicieux, vraiment, répondit un Cyril à la voix étranglée. Je vous débarrasse? Clarisse, qui avait la bouche pleine, resta coite. Non. Merci, reprit la voix étouffée. Le serveur n’insista pas et s’en fut. Jamais Cyril n’avait enduré supplice plus ardu que celui de demeurer placide alors qu’il se faisait offrir la pipe la plus inspirée de sa vie. Il recula brusquement d’un pas, il ne pouvait pas jouir là, bêtement, comme ça. Un bruit de succion résonna dans le restaurant, mais n’importe qui aurait pu le confondre avec celui d’un bouchon qui sautait. Il empoigna Clarisse par les épaules et la releva. L’embrassa. Il la retourna et elle prit appui sur le dossier de la chaise. Et là, non loin d’on ne sait qui, de gens de toutes sortes qui dégustaient tranquillement un repas dans l’obscurité apaisante, il se laissa doucement glisser en son antre. Il ne rencontra pas la moindre résistance, releva sa jupe, plia légèrement les genoux, et remonta en laissant son sexe rigide s’introduire dans le sexe chaud et trempé de Clarisse. Elle n’avait jamais fait l’amour debout. Tout comme elle n’avait jamais fait l’amour à table au beau milieu d’un restaurant. Cyril s’enfonçait en elle lentement, profondément, il embrassait sa nuque, tenait solidement ses hanches. Il lui retira sa robe, son soutien-gorge. Elle était désormais complètement nue, offrirait un tableau des plus surréels si par mégarde on allumait l’éclairage. Cyril caressait sa poitrine sans cesser d’aller et venir en elle, toujours de cette façon délicieusement lente et profonde qui la faisait trembler. Elle sentait chaque partie de son corps résolument vivante, vibrante, elle aurait tant aimé hurler son plaisir. Elle renversait souvent la tête vers l’arrière pour y rencontrer celle de Cyril et sceller sa bouche à la sienne. Tant pour éviter de crier que pour soulager le virulent désir qu’elle avait de se fondre en lui, de s’élever, de vibrer à travers lui. Lui. Un inconnu sans visage aux mains, aux lèvres, à la langue et au sexe parfaits. Elle eut envie de jouir de tous ses sens et sans plus aucune retenue empoigna ce qui se trouvait dans son assiette et l’amena à sa bouche. Elle se gava de figues fraîches tandis que Cyril la baisait de plus en plus fort. Elle amena de cette nourriture divine à la bouche de son amant qui accepta l’offrande et en profita pour lui lécher les doigts. Je peux vous débarrasser? Encore lui. Oui merci, c’était exquis. Quel euphémisme. Oh! Eh voilà que Cyril s’emballe, accélère le rythme, se montre master ès coït! Il ne s’arrête pas non, ne flanche pas, ne ralentit pas, ne décharge pas le foutre trouble-fête! Quelle force! Quelle feu! Et toujours cette envie de gémir qui leur coupe le souffle à tous deux. Langoustines et tagliatelles de légumes, bon appétit! Ils s’exclament en coeur un peu trop fort et du même souffle court : merci!, leurs voix provenant étrangement du même endroit. Mais ils n’en ont plus rien à faire du serveur, des voisins ou de la bienséance. Il est bien trop tard pour ça! Cyril lui souffle à l’oreille qu’il veut exploser en elle. Vas-y mon amour, viens. Le mot doux échappé nûment ne le fait pas débander, au contraire. Il cesse de se retenir, jouit violemment et s’échappe dans un mugissement lourd, déchargeant en elle toute son essence. Un silence complet se fait autour d’eux. Un silence que Cyril brise en laissant cette fois échapper un rire quasi sauvage qui contamine sa compagne. La paire d’impudiques rigole encore et encore, grisés par ce coït, cette rencontre magique. Tout va bien ici? Le serveur n’aura jamais si bien dit. Très très bien, merci!

-Flore Fontaine

FLORE_FONTAINE

 

 

 

 

6 Comments

  1. mjkn
    January 9, 2016

    Beau!

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  2. Guylaine
    February 15, 2016

    Wow!!

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  3. sikis izle
    April 14, 2016

    A good blog! I will bookmark a few of these..

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  4. sikis izle
    May 7, 2016

    Superbe blog, qui transpire la passion à l’état pur …

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  5. tum filmcileri sikicem
    May 11, 2016

    Superbe blog, qui transpire la passion à l’état pur…

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  6. Sabrina
    June 13, 2016

    Pour avoir déjà été dans ce resto l’histoire est encore plus forte… wow

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