15_amour_roux_Cindy_Beuhlah

 

        Le sol était mou et renfonçait sous chacun de ses pas. Elle marchait lentement en regardant vers le ciel la cime des arbres se balancer au vent. Elle inspirait de longues bouffées d’air et sentait sa poitrine se gonfler et se remplir d’un parfum terreux et frais. Cela faisait près d’une heure qu’elle avait emprunté le sentier et elle arriverait bientôt au bord du lac où elle venait souvent se recueillir. Elle avait chaud et envie de se baigner. Elle bifurqua hors du sentier, descendit une pente assez abrupte et arriva enfin sur le minuscule bout de plage qui lui appartenait, petit morceau de l’univers dont elle avait pris possession dans son cœur. Elle resta immobile, debout, à regarder le lac tranquille et à écouter le silence. Le clapotis de l’eau sur le rivage. Le vent dans les feuilles. Un oiseau solitaire. Sa respiration.

        Après quelques minutes de contemplation, elle se déshabilla. Elle enleva d’abord sa camisole. Elle sentit la sueur sous ses aisselles et cela lui plut. Elle aimait l’odeur de sa transpiration. À la fois forte et douce. Comme la terre humide. Comme une femme. Elle enleva ensuite son soutien-gorge et ses seins riches et ronds descendirent légèrement vers son ventre. Elle posa ses vêtements sur un tronc d’arbre tombé et détacha ses cheveux. Elle les secoua pour leur redonner du volume. Elle retira ses chaussures, ses bas et ses shorts qu’elle mit en tas près de l’arbre. Elle aimait être nue dans la forêt. C’était pour elle un lieu érotique et sensuel. Sacré. Elle enleva sa petite culotte, s’avança dans le lac jusqu’à la hauteur de son sexe et plongea dans l’eau fraîche. Elle se baigna longtemps et paresseusement en profitant de la douce sensation d’être enveloppée par l’eau.

        Elle sortit du lac et s’allongea sur la plage, sans serviette, la peau contre le sable. Elle aimait sentir la nature l’englober. Se frotter à elle. Le vent la caressait lentement par petites bourrasques et la faisait frissonner. Un mélange de froid et d’excitation. Le bout de ses mamelons devenait dur et le poil blond de son pubis se dressait lentement. Elle ferma les yeux et glissa sa main droite le long de son flanc jusqu’à son nombril. Sa peau était lisse et ferme, plus tendue et sensible sur le ventre. Sa main continua son chemin vers ses cuisses et descendit jusqu’à ses fesses qu’elle massa doucement, puis avec plus de vigueur, se cambrant pour bien les empoigner. Elle se mit à caresser tendrement son pubis et fit pénétrer quelques doigts entre ses lèvres mouillées et chaudes pour s’amuser avec son clitoris. Elle suça les doigts de son autre main pour bien les recouvrir de salive et les amena jouer autour de son anus en formant de petits cercles. Elle en plongea un délicatement dans son orifice et ses lèvres se serrèrent d’excitation.

        Elle était enivrée par le plaisir de se toucher. Elle aimait se masturber dans le bois, se savoir observée par les petits mammifères et les arbres. Elle se sentait aimée et belle. Excitante. Elle ferma les yeux et accéléra de plus en plus ses mouvements de plaisir. Son corps se contractait sous la tension érotique. Elle retint sa respiration quelques secondes et n’en pouvant plus, se laissa aller à l’orgasme. Ses muscles se détendirent et elle respira longtemps bruyamment avant de s’endormir.

        Quand je l’aperçus sur le sentier, elle m’émut. Son odeur de fleur, son corps voluptueux, sa démarche légère et agile. Épris de son charme, je fis le chemin en silence derrière elle, la suivant de tout près jusqu’à ce que nous arrivions à une petite plage. Je me blottis alors sous un arbuste et l’observai se dévêtir. Je salivais à voir ses seins magnifiques, son ventre lisse, ses longues jambes blanches et ses cheveux d’or flottant dans la brise. Je la regardai avec grande excitation se baigner nue et ensuite se toucher. Elle me donnait l’impression d’être une femme naturelle, pure. Quand elle jouit, son visage était si beau que j’en eu des frissons. Elle s’endormit et je me faufilai hors de mon buisson. Le sable brûlait sous mes pattes.

        Je fis tranquillement le tour de son corps en essayant de ne pas la réveiller. Je reniflai sa douce odeur de femme des bois. Elle m’excitait follement. Je descendis vers ses pieds et lui léchai doucement les orteils, du bout de ma fine langue. Son corps fit de petits spasmes. Elle s’éveillait lentement, flottant probablement encore dans un rêve. Je lui léchai tendrement le dessous du pied et la cheville. Elle émit de petits sons de satisfaction, les yeux toujours clos. Je continuai le trajet de ma langue le long de sa jambe. Je me délectait de sa peau sucrée et douce. Elle entrouvrit légèrement ses cuisses et je pris ce geste comme une invitation à poursuivre ma dégustation. Elle avait toujours les yeux fermés mais je la savais réveillée. Elle se livrait à la forêt. Je me sentis bien chez moi avec elle.

        Je promenai mon museau dans son cou. Elle frémit de surprise et sa respiration s’accéléra un peu. Je lui mordillai gentiment le bout des oreilles, ses lèvres s’ouvrirent et son visage se détendit. Une vague d’excitation monta en moi et je voulu lui donner du plaisir passionnément. Je montai mes pattes sur son ventre pour lui lécher abondamment les seins, les recouvrant de ma salive. Ils étaient gros et fermes. Ses mamelons roses se dressèrent à nouveau devant mes yeux et je grognai d’excitation. Je les dévorai avec appétit. Elle ouvrit les cuisses bien grande et le fumet de son sexe emplit mon corps d’un désir sauvage et charnel. Je me couchai entre ses jambes qu’elle resserra fortement sur moi. Je glissai longuement ma langue sur son pubis et ses lèvres délicieuses. Les muscles de son corps se tendirent. J’ouvris doucement ses pétales et elle gémit quand je parvins à son clitoris. Il était gonflé et dur. Je le titillai d’abord avec délicatesse puis le fit rouler avec la plus grande des gourmandises dans ma bouche. Elle se tortillait et je me délectais de son plaisir. Je la suçais et ses cuisses me serraient de plus en plus fort. Le son de ses gémissements et de ses cris était magique. Tout son corps s’immobilisa une fraction de seconde et elle explosa avec abandon au bout de mon museau.

        Son orgasme me fit trembler d’émotion. Mon visage était tout mouillé des jus de son sexe. Elle était en sueur, il y avait des grains de sable or collés partout sur sa belle peau blanche et dans mon pelage roux. Je me relevai et regardai son visage rayonnant et paisible. Je me blottis sur son ventre chaud et humide, elle déposa une main sur mon corps et je me laissai bercer par sa respiration, lente et profonde, comme la forêt. Je m’endormis sur elle en l’écoutant fredonner ce qui devait être une comptine.

-Tigre-Doux

Tigre-Doux

 

 

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