Illustration de Dodécagone

Illustration de Dodécagone

Quand je roule à vélo dans les rues de Montréal, je respecte pas toujours les lumières rouges, encore moins les stops (non mais faut pas charrier quand même). Jengueule les gens qui manquent de mouvrir leur porte en pleine face et je ne me gêne pas pour me crisser dans la voie des voitures si ya des nids de poule trop indécents. Quant à moi, la rue est à tout le monde et on doit la partager. Je prends donc la place qui me revient. Jvois pas pourquoi les chars ou les piétons auraient plus le droit d’être là que moi. Jai lair un peu badass sur mon bike. Mais je porte un casque quand même, jai mes lumières la nuit, je suis contre les cyclistes qui écoutent de la musique et vous me verrez jamais sur un trottoir. Je suis pas du genre à respecter les règles, mais quant à moi, ya des règles à suivre quand tu enfreins les règles. Et puis quand on est un cycliste qui roule vite, on a la responsabilité d’être alerte et de bien faire ça! Je passe sur la rouge mais seulement si ya pas de piétons qui sengagent sur leur verte. Je remercie les voitures qui me laissent passer et je trouve que les cyclistes qui se faufilent entre les chars sont dangereux. Bref

Et puis je roule parfois juste pour le plaisir et pour entretenir mes fesses sublimes (ben quoi, cest ce que tous les garçons disent!). Cette journée-là, je revenais de faire quelques tours du parc Maisonneuve. Je roulais rapidement sur la rue Beaubien et il y avait un peu de trafic. Lorsque les voitures me dépassaient, je roulais pendant un petit moment à leur hauteur et j’échangeais chaque fois un regard avec leur conducteur. Ce qui a parfois le pouvoir de bien les déstabiliser. Chaque fois quon devait sarrêter à une lumière rouge, je les rattrapais. Je roulais vite et, au final, javançais aussi vite queux. 

Cest là quun barbu à casquette dans sa voiture bleue ma dépassée. Jai roulé à sa hauteur pendant au moins 45 secondes et jai cherché son regard. Lui, je pense quil l’évitait. Lorsque ses yeux ont enfin croisé les miens, jai soutenu son regard un instant. Je me suis dit quil n’était pas laid le ptit conducteur et quil avait lair vraiment gentil, doux même, pis rieur. Quand je lai dépassé à mon tour, jai bien pris soin de me retourner. Je me suis arrêtéà la lumière et je me suis encore retournée pour le regarder lui. Il sest senti visé et je sais quil a pas haï ça. Quand la lumière est tournée au vert, il ma redépassée et on sest encore regardé. Quand je lai redépassé à nouveau et que je suis allée marrêter devant lui à la lumière, jai encore fait exprès de le regarder et là ya catché. Quand il ma redépassée, on sest souri. Et à chaque fois que mon vélo était à la hauteur de sa voiture, on souriait encore plus. Je me disais que la rue Beaubien était longue et que c’était une bonne chose.  

Pis là, ya mis son clignotant. Jai été surprise comme si javais oublié que ça se pouvait quon sen aille pas à la même place. Reflex : je lai suivi. Il a été surpris et il a souri en me voyant dans son rétroviseur. Jpense quil ma même fait un signe de la main. C’était un joueur, un gars qui ne prend pas les choses trop au sérieux. Pis là, on avait débuté une game pis ça lamusait. On sest pourchassés comme ça pendant quelques coins de rue. Un moment donné, je me suis mise à me demander où il memmenait. Cest plus tard que jai compris quil sen allait nulle part. 

Il a ralenti. On sest retrouvé à rouler un à côté de lautre en riant. Il a baissé sa fenêtre et il ma dit « salut! », jai répondu « allô! ». On a ri comme deux niaiseux. Deux beaux niaiseux. Il sest stationné (super pro du parallèle le gars). Jai accoté mon vélo sur un arbre près de son char puis il ma ouvert la portière du côté passager. On sest présenté et on sest serré la main. Javais chaud davoir roulé. Il a dit que j’étais belle pareil. Lui aussi, il était beau. Il avait les épaules larges et des grosses mains rugueuses. Il était un peu mal à laise. Il savait pas où se mettre et je trouvais ça craquant. Je me suis penchée, il a senti le début dun mouvement qui ressemble à celui quon fait quand on va frencher quelquun. Alors, il a fait pareil. On sest embrassés. Ses lèvres goûtaient la menthe, les miennes le sel et la sueur. Il ma dit quil aimait ça. Jai vu son érection se dessiner sous ses pantalons et… putain, sa queue me semblait gigantesque. Il a reculé son siège et je suis embarquée sur lui aisément. Quand je me suis assise dessus, jai pu confirmer. Ce membre dépassait largement la taille moyenne. Dans mes yeux, ya certainement quelque chose qui est passé pour trahir mon effervescence parce quil a souri. Il a passé sa main sous mon chandail où il na pas trouvé de soutien-gorge à détacher. Dans ses yeux, jai vu des petites étincelles. Ma peau ruisselait de sueur et jai su que ça lexcitait parce que jai senti son énorme érection se tendre encore plus. Javais hâte de découvrir sa queue alors je ne me suis pas gênée. Jai tout de suite ouvert sa braguette. Le gars me regardait sans trop comprendre ce qui lui arrivait. Il ne sattendait pas à ça lui, un mardi soir après la job. Je sors donc cette grosse et longue queue. Magnifique. Incroyable. Comme jen ai jamais vu. Et dans ma tête, je me donne instantanément le défi de me la rentrer dans la bouche au complet.

Je commence par admirer le truc quelques secondes ce qui fait rire mon nouvel ami. Son rire est beau, mélodieux, provocateur, contagieux. Je plante alors mes yeux dans les siens et je crache sur ma paume pour ensuite enduire son gland de ma salive. Sa face! Je commence à aller et venir avec mes deux mains sur ce remarquable objet en continuant de le fixer dans les yeux. Sa face!! Il me fait sourire, ce qui le fait sourire, ce qui me fait rire un peu. Je continue et je mamuse de voir son visage qui ne ment pas. Il aime ça, il est excité comme ça se peut pas et il en revient pas! Cest plus fort que moi, ma bouche souvre déjà. Lorsque je baisse les yeux vers ce géant, jen peux plus, il me le faut au fond de la gorge. Je retourne sur le siège passager, le cul en lair, la tête entre son volant et lui. Je me penche lentement sur son membre, juste assez pour le faire languir un peu puis je lavale dun coup. Je commence par lécher son gland puis je tourne ma langue autour et jenfonce sa queue le plus loin possible dans ma bouche. Ok. Ça sera pas facile. Ma main effectue des torsades qui vont et viennent en même temps que ma tête monte et descend. Puis je la renfonce à nouveau au plus profond de ma gorge. Je tire un peu la langue (jusqu’à la limite du possible puisque son énorme membre prend déjà toute la place) ce qui laisse un peu plus despace dans le fond de la gorge et me permet de la rentrer encore plus creux. Il CAPOTE! Une de ses mains me serre une hanche alors que lautre me serre les cheveux. Jarrive alors à faire des petits aller-retour tout en réussissant à lenfoncer plus creux chaque fois. Et ce, sans même m’étouffer, même pas un petit peu. Alors que la salive coule sur ses couilles et que ma bouche avale presque lentièreté de son manche sans fin, je me félicite et me trouve pas mal bonne. Là, je sais quil est excité sans bon sens et quil pourrait venir nimporte quand. Je continue mes aller-retour, je fais aller ma main sur sa queue puis jai le malheur de lever les yeux vers lui. Je le vois trop bien dans sa face, cest là que ça va se passer. Je lui souris, amusée de lexciter autant. Il me dit « jva, cest, ha, ça, jva… là! » Jai tout juste le temps de remettre sa queue dans ma bouche pour sentir le mouvement classique de son bassin qui pousse sa queue encore plus profond et le sentir éjaculer dans le fond de ma gorge. (Sensation qui me confirme chaque fois quelle est dans mon top 10 de toutes mes sensations possibles préférées.) 

Javale et je continue de jouer avec son énorme queue qui se détend tranquillement. Je regarde le gars dans les yeux et je mamuse avec son sexe en lembrassant doucement et en lui donnant des petits coups de langue encore. Il a un énorme sourire dans le visage et moi aussi. Je me redresse et enfile mon casque. Il me dit quil sera toujours gentil avec les cyclistes à lavenir. Je lui dis quil est bien mieux! Je sors de son auto en lui faisant un clin doeil. Il me touche le bras, comme pour me retenir mais je me faufile à lextérieur. Jenfourche mon vélo et je sens ma chatte gonflée et gorgée de mon excitation se presser contre le banc. Cest de la torture. Je roule et me retourne vers mon conducteur-de-petite-voiture-bleue préféré. Il me regarde m’éloigner, subjugué, fasciné, abasourdi, éberlué.

(On s’était promis de se trouver sur Tinder. Je le cherche encore. Alors si cest toi qui me lis, manifeste-toi!) 

-Gamignonne 

GAMIGNONNE

3 Comments

  1. C
    July 17, 2015

    Je commence tout juste en la matière et je dois dire que lire vos textes m’apprend énormément. Je les adore! Let’s keep going, you’re doing it fine!

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  2. Xav
    July 20, 2015

    Sacrée histoire. J’en ai des crampes à mon cycliste. Merci!

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  3. matt
    October 3, 2015

    C’est une histoire vraie??

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